Médéric Collignon

(c) Alexandre Lacombe
Actus
MÉDÉRIC COLLIGNON

MÉDÉRIC COLLIGNON

’L’enfant terrible’, voilà comment on nomme Médéric Collignon et ’dérapages burlesques du chant ou grondements inquiétants’ voilà ce qui se dit de ses prestations.

Le parcours de Médéric est à l’image de son talent immense, dense ... boulimique ! On a le tournis en énumérant les formations, les expériences, les projets, les compositions… auxquels il a participé. Ce musicien à l’imagination débordante est passé par quasiment tous les styles possibles depuis le début de sa carrière : Salsa, Bal, Jazz 60’-70’, Funk, Trash, New Orleans, R’n’B, Jazz contemporain, Jazz moderne, Ethno-Funk, Électronique… Alors comment présenter ce musicien "extra" ordinaire ?

Ce qui impressionne d’abord chez lui c’est son énergie … une masse d’énergie qui semble être inépuisable. Il suffit de l’avoir vu en concert où d’avoir écouté un de ses albums pour le savoir.
Sur scène, il semble être partout : il décoche son cornet de poche pour envoyer très haut un phrasé tranchant, qu’il continue en vocalise pour soudain glisser un groove maîtrisé où sa voix accompagnée d’effets fait rouler une basse bien sentie et quand le rythme s’énerve ses doigts retombent alors sur un clavier korg avec des airs de voltigeur… Comme un maître marionnettiste, il manipule les instruments et les sons pour les pousser toujours plus loin. Médéric parle souvent de "montrécouter" sa musique, car il s’agit avant tout de "physique" : d’ondes, de collisions, de musiciens en action, de corps en mouvement… Et lorsque l’on s’approche un peu, on aperçoit les mécanismes qui régissent cette impressionnante "machine" : un regard, une main tendue, de petits gestes d’ici et de là. Toujours à l’écoute des autres, Médo, en chef d’orchestre discret, dirige ses musiciens à la manière d’un Miles Davis.
Devant une telle maîtrise du jeu rythmique, de harmonique et de la direction, on a peu de peine à se rendre compte que Médéric est aussi un brillant compositeur. Il a (adapté et) réécrit avec talent "Porgy and Bess" pour son "Jus de Bocse", quartet survitaminé, en y apportant beaucoup de fraicheur et de liberté. Le résultat est désarmant, sorte d’opéra artificiel et multicolore, dense et puissant. Avec ce projet, Médéric a remporté le prix de la révélation Française de l’année (prix Frank Ténot) aux Victoires du Jazz 2007. Avec le même quartet, il sort un nouvel album "Shangri-Tunkashi-La" (autour de Bitches Brew) en février 2010 : un hommage aux années 1968-75 de Miles. Le groupe est récompensé en juillet 2010 par la Victoire du Jazz du meilleur Artiste ou Groupe de l’Année.

« La première époque "électrique" de Miles, croisement de tant d’énergies, d’audaces, de détermination, de grâce et de beauté pure, me donne instinctivement l’envie de la comprendre et de la jouer. » Médéric

Après Ennio Morricone et Miles Davis, c’est au tour de King Crimson de recevoir un traitement de faveur sorti de l’imagination déchaînée du cornettiste. Médéric et le Jus de Bocse s’associent à 2 quatuors à cordes dans ce projet et sortent l’album "A la recherche du roi fripé" en 2012.

Aujourd’hui il s’attaque avec le Jus de Bocse à un nouveau projet "MoOvies" où il revisite des BO de films de Lalo Schifrin, David Shire ou Quincy Jones.

Son énergie folle, Médéric la donne pour faire vivre sa musique… et l’on se met à rêver, nous aussi, qu’elle soit inépuisable.

Mederic Collignon et le Jus de Bocse

Mederic Collignon et le Jus de Bocse

MoOvies

Après le succès de leur premier album Porgy and Bess (victoire du jazz 2007) Le "Jus de Bocse" est élu formation de l’année aux Victoires du Jazz 2010 suite à la parution de l’album Shangri Tunkashi-La (autour de Miles Davis et sa 1ère période électrique). Aujourd’hui le groupe s’attaque à un nouveau projet "MoOvies" et revisite des BO de films de Lalo Schifrin, David Shire ou Quincy Jones.

Si un film vous marque à vie, c’est souvent en rapport à sa musique et son ambiance sonore. Comment ne pas être marqué par les signatures qui habillaient les westerns, les polars, les péplums, les giallos, ou les perles fantastiques ? Je ne parle des films étouffés par de pâles "imitasons" ou des synthés hystériques, non, mais de vraies créations collectives et souvent réalisées de mille manières.
Certains thèmes collent encore à notre mémoire visuelle quand on revoit le héros dans sa voiture ou lorsque les deux protagonistes s’enlacent. Combien de fois j’entendais un thème et ainsi revoyais le visage du "méchant". Qui n’a pas joué à celui qui tente de retrouver le nom de la série correspondante au thème chanté ?
Je me suis amusé à pêcher au fur et à mesure de mes recherches certains thèmes de plusieurs compositeurs tels que L.Schifrin, D.Shire ou encore Q.Jones. Ils sont tirés des films tels que "Dirty Harry", "Sudden Impact", "The Taking Pelham 1,2,3", "Brubaker" et "Dollars".
Je les ai arrangé pour le Jus de Bocse qui mêlera "jeu de scène" et scènes de films.
Le son se voit et l’image s’écoute...

Médéric Collignon

Line up : Médéric Collignon (cornet, bugle, chant et effets), Yvan Robilliard (Fender Rhodes), Philippe Gleizes (batterie), Emmanuel Harang (basse)

Médéric COLLIGNON et le Jus de Bocse + cordes

Médéric COLLIGNON et le Jus de Bocse + cordes

« King Crimson »

Explorateur au long-cours, Médéric Collignon aime revisiter ceux qui l’inspirent. Après Ennio Morricone et Miles Davis, c’est au tour de King Crimson de recevoir un traitement de faveur sorti de l’imagination déchaînée du cornettiste.

Légendaire, ce groupe a offert 30 ans de musiques les plus éclectiques, suspendues à un unique fil conducteur : l’énergie du rock.
La richesse de ce matériau initial est exploitée à merveille : des arrangements ciselés ravivent l’intensité incroyable de King Crimson. Ce projet est taillé pour la scène par l’orfèvre Collignon. Il habite chaque morceau et le jus De Bocse exulte. Les deux quatuors à cordes parachèvent le mélange des genres.

Quand il aime, Collignon s’amuse. Il dit même qu’il s’« amusique ».
Il nous avait pourtant prévenu : « Mon arrangement se nourrira des mesures impaires, des décalages et des riffs, en conservant tout le poids du rock, toutes les suspensions de l’improvisation, toutes les richesses des timbres. »

On aurait du s’attendre à un spectacle inouï. N’empêche qu’on reste coi, vaste sourires aux lèvres et oreilles exaltées.

Line up : Médéric Colligon (cornet et voix), Emmanuel Harang (basse), Philippe Gleizes (batterie), Yvan Robilliard (claviers) + 2 quatuors à cordes

Médéric Colligon et le Jus de Bocse

Médéric Colligon et le Jus de Bocse

X’Funk’Home

Les outils les plus simples sont parfois les plus malléables.
En cette fin de saison ensoleillée, juste avant les festivals d’été, j’avais envie de jouer avec mes camarades une musique entêtante et rythmée, sexy et enivrante. Je voulais en particulier inviter des musiciens qui désireraient nous rejoindre dans cette "fête du groove ". En fait, je me suis dit qu’un concert - boeuf dans la grande tradition du jazz- allait nous faire vibrer. Mais attention, c’est le Funk que nous allons utiliser comme "navette spéciale". Les constellations traversées auront les noms de Roy Ayers, Betty Davis, James Brown, Sly Stone, Stanley Cowell...
L’ improvisation sera notre fil conducteur ( les musiciens seront choisis au chapeau par le public ou ceux-ci viendront jouer à l’envie sans avoir au préalable répété avec nous), et le Jus de Bocse sera le bouillonnant volcan qui rythmera cette soirée funky !
Nous ne serons pas à l’abri de surprises car je tenterai de jouer le Grandmaster Flash de ce feu - folie transe - mutant...

Addendum :
Selon certaines interprétations, le terme funk proviendrait de l’argot anglo-américain funky, qui signifie littéralement « puant », « qui sent la sueur »... Vous êtes au parfum !

Médéric Collignon

Line up : Médéric Collignon (cornet, bugle, chant et effets), Yvan Robilliard (Fender Rhodes), Philippe Gleizes (batterie), Emmanuel Harang (basse)

Médéric Colligon et Yvan Robilliard - Duo

Médéric Colligon et Yvan Robilliard - Duo

MicrOrchestra

Entrez dans la science-friction d’aventuriers d’un jazz azimuté. Ces deux là aiment le son, l’espace, les résonances, les cassures, les transes... toutes les musiques qui chatouillent les doigts ou les lèvres.

Cornettiste étourdissant Médéric Collignon est l’un des musiciens les plus doués, créatifs et ébouriffants de sa génération. Vocaliste virtuose, qui combine avec talent le beatbox et le scat, cet artiste pétillant qui s’avoue lui-même incontrôlable et allergique aux compromissions est « un électron libre » dans le monde du jazz. Habitué des rencontres inédites et des projets alternatifs (comme pour le spectacle de danse en duo avec Boris Charmatz), c’est avec le pianiste Yvan Robilliard que nous le retrouvons pour ce projet. Ce jeune pianiste et compositeur à la maîtrise du clavier incroyable, a très tôt été attiré par le jazz et l’improvisation. Yvan Robilliard a travaillé, entre autre, aux côtés d’Antoine Hervé, Michel Portal et Andy Emler.

Line up : Médéric Collignon (bugles, voix et électronique) et Yvan Robillard (claviers)

Médéric Collignon et Yvan Robillard - Duo MicrOrchestra

Jazz à Lagny à Rentilly

le mercredi 11 octobre 2017

Médéric Collignon et le Jus de Bocse - MoOvies

Théâtre Comoedia à Aubagne

le jeudi 19 octobre 2017

Nem Um Talvez

Médéric Collignon et Jus de Bocse - Interlude

Médéric Collignon joue King Crimson Part 1

Médéric Collignon - Auscultation cardiaque

Victoires du Jazz 2013 - Médéric Collignon et le Jus de Bocse - Hommage à King Crimson

Myspace de Médéric Collignon

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